Point de départ du projet
Bord de Seine. Un fossé coupe l’accès au paysage. L’idée était de transformer ce vide en chemin, non pas en le comblant, mais en le traversant en hauteur. J’ai conçu une structure légère : des échafaudages standard et un textile récupéré. Ce choix répondait aux contraintes techniques d’un festival éphémère, mais aussi à l’idée même du projet. Le textile devient un filtre : d’abord opaque, il retient le regard. Puis il se déchire, par degrés. La Seine apparaît à la fin. Ce projet ne construit pas un espace. Il construit une durée. Il retient le regard.
Traversée
Au bord de la Seine, un fossé nous barre la route. Transformer ce vide en chemin. Échafaudages démontables, textiles récupérés. L’ossature simple, la peau légère filtrante. Le visiteur monte en douceur. Chaque pas est une séquence. Au début, le tissu capte la vue. Puis il se distend. Le paysage arrive par degrés. Peu à peu, la Seine apparaît. Pas de choc visuel immédiat. On construit l’attente.
Regard critique
Le projet repose sur un seul principe : la montée. Il fonctionne dans la découverte, dans l’instant. C’est sa force et sa limite. Il suppose que les gens montent et, une fois arrivés en haut, la tension retombe : il n’y a plus rien à habiter. La structure sert l’expérience, mais ne devient jamais un lieu en soi. C’est un choix assumé. Mais cela signifie que le projet n’existe que dans le mouvement. À l’arrêt, il s’efface.