Point de départ du projet
Projet de groupe dans la vallée d’Ouro, à Porto. La vallée est là, visible depuis les hauteurs, mais coupée du quartier par le relief et les voitures. Mon intervention se place sur un flanc de falaise, depuis un quartier élevé. Le projet prend la forme d’une ludothèque intergénérationnelle qui vient s’inscrire dans un dispositif de terrassement pensé pour rendre la pente praticable. L’enjeu n’était pas de construire un objet, mais de créer un point d’entrée vers le parc : un seuil entre la ville haute et la vallée.
Traversée
Archicad, Midjourney, Photoshop utilisés.
Partir d’un constat dans le quartier d’Ouro : la vallée est traversée, jamais habitée. Prendre les marges aujourd’hui occupées par les voitures comme matière première. Les transformer en « portes » : seuils ouverts qui guident des parcours végétalisés et ralentissent le mouvement. Composer des ambiances plutôt que des segments : pauses, rencontres, regards suspendus. La ludothèque s’insère dans ce système : deux volumes sur la falaise, séparés par un passage central. Ce passage est un vrai seuil : abri, halte, point de vue, puis départ vers le Douro. Scénariser la révélation : le pont, le fleuve, la vallée apparaissent comme un spectacle. Pas d’objet isolé. Juste une traversée.
Regard critique
Le terrassement rend la pente accessible, mais il l’efface. On ne suit plus la topographie, on la corrige. La descente devient un chemin contrôlé là où l’on aurait pu vivre quelque chose de plus physique. La ludothèque complète le projet de groupe par des points d’appel qui invitent vers la vallée, mais elle ne suffit pas à l’activer. Elle attend un usager qui décidera de s’engager dans la descente. Cette dépendance fragilise l’ensemble. Le projet manque d’un point d’appel fort en hauteur, capable de relier le tout. On aurait pu prendre la pente comme point de départ, en faire une contrainte structurante au lieu de la combattre.
